Actualités 2010
Keleier

 
 

Fresque humaine pour la réunification de la région administrative Bretagne

 

Disuj! (Coordination pour une Bretagne Indépendante et Libertaire) tient à réagir suite aux événements qui se sont déroulés lors de la fresque humaine pour la réunification de la région administrative Bretagne, le 27 février à Nantes.

 

Suite aux menaces proférées par les organisations d'extrême-droite Adsav et Jeunesses Identitaires de perturber le rassemblement par leur présence, les organisateurs de la manifestation avaient choisi de constituer un
service d'ordre. Le jour venu, ce dispositif a trouvé son utilité puisqu'une vingtaine de militants d'Adsav avaient décidé de s'introduire sur le site. Ils n'ont pu y parvenir grâce aux dispositions pré-citées.

 

Il est aberrant que des personnes aient pu estimer que l'extrême-droite puisse avoir la moindre légitimité à se joindre à ce genre de rassemblement afin de s'afficher sur la place publique et pratiquer leur stratégie d'infiltration. Par ailleurs, il ne faut pas s'étonner que monsieur Alain Coraud, ayant cherché à laisser passer les militants
d'Adsav, se soit fait mettre à l'écart par le service d'ordre. Le passé de cet ancien insoumis (maintenant maire UMP il faut le rappeler) ne justifie en rien sa démarche, ni celle de ceux qui, aujourd'hui, clament que les étiquettes idéologiques importent peu du moment que l'on est breton. C'est faire peu de cas des leçons de l'Histoire bretonne qui a vu toute revendication visant à l'émancipation du peuple breton discréditée pendant plusieurs décennies, du fait de choix que certains voudraient reproduire aujourd'hui. Nous devons dénoncer la polémique alimentée par la droite et l'extrême-droite bretonne, notamment via le site internet Agence Bretagne Presse qui a déjà montré sa complaisance envers Adsav, tout en occultant d'autres prises de position, ce qui avait déjà provoqué la fin de notre participation à ce site.

L'émancipation du peuple breton ne viendra pas d'un frontisme aveugle, ni d'un quelconque interclassisme. Il ne faut pas perdre de vue que ce qui oppresse les bretons, c'est l'intolérance culturelle et linguistique, l'injustice sociale et la répression. Il n'est pas question d'accepter à nos côtés des individus qui ne voudraient que reproduire ces schémas dans un hypothétique État breton.

 

Breizh Dizalc'h hep mestr na faskour !

 

 

Na Doue Na mestr n°5 est sorti
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Menace raciste sur le Trégor : réagissons !

 

Depuis plusieurs mois, des autocollants des "Jeunesses identitaires", tags et affiches xénophobes pullulent dans le Tregor. En novembre dernier, la boutique d'un petit commerçant (kebab) a été barbouillée de graffitis nauséabonds à Guingamp.
A proximité une inscription "zone identitaire" a été relevée.
Il s'agit donc d'une campagne de haine orchestrée par un même groupe d'extrême-droite: les "Jeunesses Identitaires".

 

Qui sont-ils ?
En 2002 était dissous le groupe "Unité Radicale", dont l'un des sympathisants avait tiré à la carabine sur Jacques Chirac, alors président. Deux des dirigeants de ce groupe, Fabrice Robert et Guillaume Luyt, ont par la suite participé à la création du "Bloc identitaire", auquel sont liées les "Jeunesses identitaires". Certains "identitaires" sont passés par le Front national de Jean-Marie Le Pen et par le MNR de Bruno Mégret.
Mêlant des thématiques anticapitalistes et anticonsuméristes à une mise en avant des cultures locales et de l'écologie, les membres de cette mouvance se retrouvent surtout autour du racisme, particulièrement celui dirigé vers les arabes.
Leur objectif est de s'implanter localement: pour ce faire, ils ont acquis une propriété sur la commune de Guerlesquin qui leur sert de base d'activités. L'acheteur, Philippe Millau, a été porte-parole du MNR pour la Bretagne.


Réagissons !
Nous ne pouvons accepter que des inscriptions, affiches et autocollants racistes défigurent les routes et les villes du Tregor, ni que l'attachement légitime à la culture bretonne soit instrumentalisé pour une logique de haine.
La politique de l'Etat français consistant à lier les thèmes de l'identité et immigration n'est peut-être pas pour rien dans cette affaire: les opinions racistes s'expriment de plus en plus librement.
Certaines affiches malsaines restant longtemps en place, nous avons décidé de réagir par une action d'élimination de leur propagande.

 

Dans le Trégor comme ailleurs,
à bas le racisme!
 
DISUJ ! - CBIL
Coordination pour une Bretagne Indépendante et Libertaire

 

 

 

 

 

 

 

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