Fresque humaine pour la réunification de la région administrative Bretagne
Disuj! (Coordination pour une Bretagne Indépendante et Libertaire) tient à
réagir suite aux événements qui se sont déroulés lors de la fresque
humaine pour la réunification de la région administrative Bretagne, le 27
février à Nantes.
Suite aux menaces proférées par les organisations d'extrême-droite Adsav
et Jeunesses Identitaires de perturber le rassemblement par leur présence,
les organisateurs de la manifestation avaient choisi de constituer un
service d'ordre. Le jour venu, ce dispositif a trouvé son utilité
puisqu'une vingtaine de militants d'Adsav avaient décidé de s'introduire
sur le site. Ils n'ont pu y parvenir grâce aux dispositions pré-citées.
Il est aberrant que des personnes aient pu estimer que l'extrême-droite
puisse avoir la moindre légitimité à se joindre à ce genre de
rassemblement afin de s'afficher sur la place publique et pratiquer leur
stratégie d'infiltration. Par ailleurs, il ne faut pas s'étonner que
monsieur Alain Coraud, ayant cherché à laisser passer les militants
d'Adsav, se soit fait mettre à l'écart par le service d'ordre. Le passé de
cet ancien insoumis (maintenant maire UMP il faut le rappeler) ne justifie
en rien sa démarche, ni celle de ceux qui, aujourd'hui, clament que les étiquettes idéologiques importent peu du moment que l'on est breton. C'est
faire peu de cas des leçons de l'Histoire bretonne qui a vu toute
revendication visant à l'émancipation du peuple breton discréditée pendant
plusieurs décennies, du fait de choix que certains voudraient reproduire
aujourd'hui. Nous devons dénoncer la polémique alimentée par la droite et
l'extrême-droite bretonne, notamment via le site internet Agence Bretagne
Presse qui a déjà montré sa complaisance envers Adsav, tout en occultant
d'autres prises de position, ce qui avait déjà provoqué la fin de notre
participation à ce site.
L'émancipation du peuple breton ne viendra pas d'un frontisme aveugle, ni
d'un quelconque interclassisme. Il ne faut pas perdre de vue que ce qui
oppresse les bretons, c'est l'intolérance culturelle et linguistique,
l'injustice sociale et la répression. Il n'est pas question d'accepter à
nos côtés des individus qui ne voudraient que reproduire ces schémas dans
un hypothétique État breton.
Breizh Dizalc'h hep mestr na faskour ! |