60 ans après, le retour de la délation

 

Après les usines d’incinération, les pesticides, les militaires, les nitrates, l’air de Bretagne s’est trouvé une autre pollution qui rappelle une autre époque où le bon « citoyen » pouvait, voire était encouragé, dénoncer sans vergogne son collègue, l’étranger qui a toujours l’air louche puisqu’on ne sait pas qui il est… Cette nouvelle forme de pollution a un nom : La Délation, et sa branche armée : les milices. Elle reste pour l’instant très localisée sur Rostren / Rostronen mais tend à se généraliser.

 

Dans la capitale du Fisel, elle a trouvé quelques valets pour la suivre, parmi des commerçants nostalgiques du poujadisme et du pétainisme. En accord avec les bidas locaux, ils ont crée des milices dont le but est de faire des rondes avec un talkie-walkie et d’informer les flics dès qu’ils aperçoivent un individu suspect : de préférence jeune, mal habillé, basané si possible, les cheveux mal peignés, de classe sociale inférieure (Ah les pauvres).

 

Et tout ça au nom de la sacro-sainte sécurité jospino-chiraquo-sarkosienne. La même qui crée des centres fermés (de redressement), qui construit un tas de nouvelles prisons, qui renvoie un charter de sans papiers par semaine, qui envoie en tôle les prostituées, les contestataires, ceux qui payent pas le train, les injurieurs de marseillaise, bientôt ceux qui ne votent pas…

 

Jusqu’où allons-nous accepter ça ? La vidéo-surveillance ? Le doublement des effectifs de flics ? La création de milices dans chaque bourg ? (pourquoi pas avec le port d’armes tiens !). Il est plus que jamais temps de reprendre ce vieux slogan toujours d’actualité :

 

Ne dremenint ket !

No pasaran !

 

En Bretagne comme ailleurs : Flics, milices, fascistes dehors !

 

Treger Disuj - CBIL