Après les usines d’incinération,
les pesticides, les militaires, les nitrates, l’air
de Bretagne s’est trouvé une autre pollution
qui rappelle une autre époque où le bon «
citoyen » pouvait, voire était encouragé,
dénoncer sans vergogne son collègue, l’étranger
qui a toujours l’air louche puisqu’on ne sait
pas qui il est… Cette nouvelle forme de pollution a
un nom : La Délation, et sa branche armée :
les milices. Elle reste pour l’instant très localisée
sur Rostren / Rostronen mais tend à se généraliser.
Dans
la capitale du Fisel, elle a trouvé quelques valets
pour la suivre, parmi des commerçants nostalgiques
du poujadisme et du pétainisme. En accord avec les
bidas locaux, ils ont crée des milices dont le but
est de faire des rondes avec un talkie-walkie et d’informer
les flics dès qu’ils aperçoivent un individu
suspect : de préférence jeune, mal habillé,
basané si possible, les cheveux mal peignés,
de classe sociale inférieure (Ah les pauvres).
Et tout ça au nom de la sacro-sainte
sécurité jospino-chiraquo-sarkosienne. La même
qui crée des centres fermés (de redressement),
qui construit un tas de nouvelles prisons, qui renvoie un
charter de sans papiers par semaine, qui envoie en tôle
les prostituées, les contestataires, ceux qui payent
pas le train, les injurieurs de marseillaise, bientôt
ceux qui ne votent pas…
Jusqu’où allons-nous accepter
ça ? La vidéo-surveillance ? Le doublement des
effectifs de flics ? La création de milices dans chaque
bourg ? (pourquoi pas avec le port d’armes tiens !).
Il est plus que jamais temps de reprendre ce vieux slogan
toujours d’actualité :
Ne dremenint
ket !
No
pasaran !
En Bretagne comme
ailleurs : Flics, milices, fascistes dehors !
Treger Disuj - CBIL |