| Manifestation
du 23 février à Gwengamp / Guingamp
Si la répression et
les agressions policières ont toujours existé,
nous assistons à présent à leur multiplication,
facilitée par la mise en place des nouvelles lois dites
de sécurité au quotidien, antiterroriste et
de renforcement du plan vigipirate.
L'Etat français, appuyé
par les médias a profité de la paranoïa
générale (attentat du 11 septembre, la soi disant
montée de l'insécurité…) pour faire
passer en toute discrétion des lois écrasant
davantage nos droits fondamentaux.
Les fouilles sont, à
présent, systématisées. Vigiles, flics…
sont maintenant autorisés, suivant leur bon vouloir,
à fouiller n'importe quel individu, favorisant ainsi
le contrôle au faciès.
Le contrôle est renforcé
jusque dans les locaux privés puisque désormais
les perquisitions sont possibles 24/24 h dans les bâtiments
ne servant pas à l'habitat, comme les locaux associatifs,
syndicaux…
La mise en place des fichiers
ADN, d'abord appliqués pour des crimes sexuels, devient
systématique dans les affaires de terrorisme comme
celle des droits communs.
On a pu assister, en Bretagne,
à la création d'un fichier ADN du mouvement
breton. En effet, une quarantaine de personnes ont été
convoquées et contraintes de donner leur ADN, alors
qu'aucune de ces personnes ne fait l'objet de poursuite judiciaire.
On peut donc s'interroger
sur les véritables cibles de ces lois puisqu'elles
facilitent le contrôle de chacunE dans sa vie privée,
comme dans sa vie politique et sociale, alors que les grandes
sociétés (AZF, AREVA, TOTAL..) créant
la réelle insécurité ont droit à
tous les honneurs, ne sont jamais inquiétés
et font des bénéfices records.
Mais ces lois ne sont que
la partie visible d'un contrôle et d'une répression
déjà existante depuis bien longtemps.
La Bretagne en a, en effet,
déjà fait les frais. En deux ans, l'Etat français,
avec l'aide de sa police politique, a fait arrêter plus
de 150 militants bretons, dont huit sont toujours incarcérés
sans jugement.
Dernièrement, l'arrivée
du mouvement squat à Gwengamp/Guingamp, a permis de
mettre en évidence l'envie des forces répressives
d'étouffer la contestation : contrôle d'identité
incessant, saisi d'affiches, insultes…
Lors d'une occupation d'EDF
demandant l'arrêt des coupures de courant, le matraquage,
la mise en garde à vue et l'inculpation pour séquestration
révèlent bien la volonté de criminalisation
de toutes formes de contestation.
Face à la répression
grandissante contre toutes personnes se battant pour une société
respectueuse des cultures, de la nature et des individuEs,
nous devons nous mobiliser.
C'est pourquoi la CBIL (Coordination
pour une Bretagne Indépendante et Libertaire) appelle
à la manifestation le samedi 23 février à
15h à Gwengamp/Guingamp, organisé par le FRAP(Festival
de Résistance à l'Agression Policière)
ainsi qu'à tous les évènement mis en
place tout au long du week-end.
La CBIL sera ainsi présent
le 25 février à 13h30 pour soutenir les six
personnes passant en jugement suite à l'affaire EDF.
Nous crions haut et fort
que nous refuserons toujours de marcher dans les rangs de
l'Etat et que nous reprendrons notre indépendance.
Ni les juges, ni la répression
policière ne nous en empêcherons !
BEVET BREIZH
DIEUB HA DIVELIEL !
C.B.I.L
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